Vote: Faisabilité de l'introduction d'obligations de stabilité, Proposition de résolution, 15 février 2012.
Les gouvernements doivent emprunter de l’argent pour financer leur dépenses. Ceci se fait principalement par l’émission d’obligations, en échange desquelles les investisseurs prêtent de l’argent. Le taux d’intérêt dépend du niveau de confiance des investisseurs dans la capacité du gouvernement en question à rembourser l’argent. Plus le risque est grand, plus le taux d’intérêt est élevé. Les pays qui ont des niveaux de dette non durables et des déficits budgétaires élevés payent des taux d’intérêt punitifs, qui à leur tour ne font qu’aggraver les perspectives économiques et financières de ces pays et rendent encore plus difficile de rembourser leur dette.
Pour briser ce cercle vicieux, le Parlement européen a adopté en 2012 un résolution qui demande l’introduction “d’euro-obligations”. Une euro-obligation fonctionne comme une obligation issue par un gouvernement, avec la difference que 17 Etats membres qui utilisent l’Euro comme monnaie, y compris les pays les plus solvables, émettraient des obligations communes et garantiraient ensemble le remboursement de l’argent prêté par les investisseurs. Le résultat serait que les Etats membres financièrement plus faibles pourraient emprunter de l’argent à des taux d’intérêt plus bas et donc à moindres coûts. Ceci leur permettrait de financer des actions visant à améliorer leur situation économique tout en préservant les intérêts des investisseurs.
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La création d’euro-obligations peut aider l’Europe à sortir de la crise actuelle en permettant aux Etats membres financièrement plus faibles de payer leur dette plus facilement. L’introduction d’euro-obligations représent une étape supplémentaire dans la direction d’une integration européenne plus approfondie et complèterait l’Union monétaire. De nouvelles normes budgétaire européennes strictes veillent à ce que les gouvernements européens ne dépensent pas plus que ce qu’ils peuvent se permettre. |
S’ils peuvent compter sur les euro-obligations, les Etats membres financièrement plus faibles ne seront pas incités à appliquer la discipline budgétaire et à poursuivre les réformes fortement nécessaires. Les pays qui se comportent bien économiquement (par exemple l’Allemagne) seraient désavantagés car, pour pouvoir emprunter de l’argent, ils auraient à payer des taux d’intérêt plus élevés. L’introduction d’euro-obligations exigerait une modification du traité de l’UE, ce qui signifie de longues et laborieuses négociations, sans garantie de réussite. |
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